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Collection de minéraux
Université Pierre et Marie Curie

Les carbonates

Les vitrines 11 et 12 abritent la famille des carbonates. Le groupe carbonate est formé d’un atome de carbone et de trois atomes d'oxygène.

La vitrine 11 est le point fort de la collection par ses spécimens exceptionnels ! Observez notamment la calcite d’Elmwood, la cérusite de Tsoumeb ou la rhodochrosite (rodokrosite) de N’Chwaning.

Les gisements de calcite sont innombrables, et ces cristaux prennent des formes très différentes. Celui d’Elmwood, aux Etats-Unis se distingue d’ailleurs par ses grands cristaux complets. Transparent et brillant, de couleur jaune ambrée, ils se détachent vivement d’une roche beaucoup plus sombre.

Ce spécimen exposé était le meilleur trouvé par un ingénieur de la mine. Lorsqu'il a été acquis par le musée, pour quelques milliers de dollars, le vendeur s'est vanté d'avoir vendu la calcite la plus chère du monde ! Actuellement, il est considéré comme le plus beau jamais trouvé et sa valeur est inestimable.

Elle présente d’autres cristaux remarquables : les Cérusites, et en particulier à celle provenant de Tsoumeb, en  Namibie.

Le gisement de Tsoumeb est très réputé pour ses beaux minéraux, comme les cérusites en "sapin"(dont vous pouvez voir un spécimen). La cérusite présentée a été acquise lors du seul voyage effectué en Namibie par le responsable de la collection. Arrivé juste avant la venue des marchands qui n'auraient pas hésité à l’acquérir, il acheta donc ce très beau cristal. Ainsi la chance sourit aux néophytes !

Enfin remarquez les magnifiques cristaux scintillant rouge rubis sur le plateau inférieur. Il s’agit de rhodochrosite découverte dans la mine N'Chwaning, en Afrique du sud.

En 1976, cette mine a commencé à produire de très belles rhodochrosites. Avec leur couleur rouge si particulière et leur transparence, ces minéraux comptent parmi les meilleurs jamais trouvés.

Mis au courant quelque temps après ces découvertes, le propriétaire de la mine, collectionneur acharné, s'est porté acquéreur de tous les spécimens. Heureusement quelques pièces avaient déjà été négociées comme celles de la collection.

Dans la vitrine 12 vous reconnaîtrez des minéraux assez connus, comme la malachite (malakite) ou l’azurite.

La malachite est la forme naturelle du vert-de-gris produite par la circulation d’eau sur les minerais de cuivre.

Les mines de la « ceinture de cuivre » du Katanga au Congo sont les plus importantes sources de production de malachite.

La Malachite y est prafois trouvée sous forme de stalactites dans de petites grottes atteignant jusqu’à plusieurs mètres cube de volume. Durant la première moitié du 20e siècle, il s’y trouvait encore des stalactites de plus de 1 mètre de hauteur.

L’azurite, elle, est un carbonate de cuivre moins fréquent que la malachite. Bizarrerie du monde minéral (contrairement à la malachite) ses cristaux sont beaucoup plus fréquents que les stalactites. De 1811 à 1830, elle a été très abondante à Chessy-les-mines, dans les monts du Lyonnais. La zone, où elles étaient trouvées, a d’ailleurs été baptisée la mine bleue.

Durant un temps, ce minéral était aussi appelé la chessylite. De beaux spécimens ont été ensuite trouvés dans les mines de Bisbee (bisbi) en Arizona, de Tsoumeb (ville minière au nord de la Namibie) et Oujda (au Maroc).

Enfin, L’Hydromagnésite est un carbonate de magnésium peu commun. Les spécimens exposés sont parmi les plus grands connus. Ils ont été trouvés presque par hasard, en 1971, lors d’une campagne de prospection de la collection.

02/07/15

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